Jazz

Madeleine & Salomon + "Et parfois la Fleur est un Couteau"

Une voix intense, un piano poétique.

  • Jeudi 08/02/2018 à 20:30

La Dynamo de Banlieues Bleues

9 Rue Gabrielle Josserand 93500 Pantin

Salle de concert, salle de spectacle

Pantin 93

MAubervilliers Pantin (4 Chemins)M 7

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14 €Prix tout public

10 € Habitants Seine Saint de Denis, -26 ans, + 60 ans, groupe de 10 et plus, CE, Carte Cézam, abonnés Festival d'Ile de France

8 €-18 ans, étudiants, demandeurs d'emploi, Rsa

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À propos

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Madeleine & Salomon /France
Une voix intense, un piano poétique, deux univers singuliers en osmose autour du répertoire de grandes chanteuses américaines engagées : Janis Joplin, Nina Simone, Billie Holiday, Josephine Baker, Joan Baez...

La chanteuse Clotilde Rullaud et le pianiste Alexandre Saada rendent un hommage bouleversant à l'art vocal et aux grandes chanteuses américaines engagées. La richesse des arrangements du duo nous embarque dans un maelstrom d'émotions pures.

CLOTILDE RULLAUD voix, flûte traversière, ALEXANDRE SAADA piano

  • "ET PARFOIS LA FLEUR EST UN COUTEAU" /France, Canada "Un concert dramatique de Mélissa Laveaux" où l'on retrouve la Canadienne à la voix éraflée et son afro-folk haïtien, pour la création de la version musicale de sa fresque théâtrale à venir au Tarmac, qui suit la déesse des eaux Yemanja, Erzulie, Mami Wata, Maman l'Eau, autant de sirènes emportées de l'Afrique à la Caraïbe dans le ventre de l'Atlantique.

Pour ce spectacle, Mélissa a choisi de suivre l'onde de Lasirèn, en compagnie de quelques ombres compagnes... Mami Wata, Yemanja ou Erzulie. Séductrice dans son habit de lumière, avec ses bijoux clinquants, son peigne d'or et son serpent lové à son corps, elle occupera le corps des femmes tantôt muses inspiratrices, tantôt artistes créatrices. Le temps du spectacle, elle intègre le corps de Jeanne Duval, prend sa "chevelure"et "ce noir océan où l'autre est enfermé', pour mieux raconter ses vies vécues avec Baudelaire et avec les autres artistes qui ont partagé son lit. Un parcours initiatique et musical, une fresque contée où l'on croise Gauguin et Basquiat, ou bien encore Virginia Woolf, Edmonia Lewis ou Frida Kahlo, la peintre mexicaine blessée, ou la photographe américaine Diane Arbus, et ses images inquiétantes... Un spectacle hybride pour une voix sensuelle et rebelle.

MÉLISSA LAVEAUX guitares, voix, DJEUHDJOAH guitare, CHRISTIANE PRINCE batterie, LIEUTENANT NICHOLSON clavier, SÉBASTIEN RICHELIEU basse, NATHALIE AHADJI Saxophone

Tarifs : 14, 10 & 8 euros
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LA DYNAMO DE BANLIEUES BLEUES
9 rue Gabrielle Josserand - 93500 Pantin
Tel. 01 49 22 10 10 - Fax 01 49 22 10 11
www.banlieuesbleues.org

ACCES Bus 170-249-330/ RER E Pantin / M 7 Aubervilliers - Pantin Quatre chemins /Vélib’ (station rue Gabrielle Josserand)
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Les artistes

Mélissa Laveaux

C’est une douce révolution. Si Mélissa Laveaux n’a rien escamoté de l’identité très forte dessinée par un premier album acclamé (Camphor And Copper, 2008), elle s’est aujourd’hui réinventée. À la douceur acoustique d’un folk langoureux et chaloupé, la jeune femme préfère à présent l’énergie plus sophistiquée d’une pop percutante et irrésistible. L’écriture est toujours aussi personnelle, la voix toujours aussi sensuelle et juvénile, mais les orchestrations explosent en un feu d’artifice inventif, qui fait la part belle aux rythmiques et à des sonorités plus synthétiques.

C’est la réinvention d’une vie. Née à Montréal en 1985 de parents haïtiens, Mélissa Laveaux grandit à Ottawa (Ontario). Dans la foulée de son premier album, elle s’installe en France, une étape délicate qui nourrit largement les textes de Dying Is A Wild Night. La jeune femme y envisage ces dernières années sous un angle intime, puisant dans des moments difficiles une énergie nouvelle. Emprunté à la poétesse américaine Emily Dickinson, le vers complet est “Dying Is A Wild Night And A New Road”. L’idée est belle et symbolique : rompre les amarres avec son pays était à la fois un déchirement et la promesse d’un nouveau départ.

C’était aussi un nœud de paradoxes : dans un même mouvement, Mélissa s’éloignait et se rapprochait de sa famille. Elle a mieux appréhendé le parcours de ses parents, émigrés haïtiens, tandis que l’éloignement géographique se doublait d’une incompréhension de leur part sur son choix. C’est le thème du single Postman : arrivée à Paris, il a fallu trouver des ressources ailleurs que dans une lettre que le facteur ne déposera jamais.

La beauté et l’énergie de Dying Is A Wild Night tiennent à une tension entre cette écriture très personnelle et un travail profondément collectif. L’enregistrement des maquettes, d’abord, s’est fait avec la batteuse de jazz Anne Paceo, indice déterminant sur des chansons à l’assise rythmique souvent étonnante (Mélissa voue une admiration sans borne au duo Wildbirds & Peacedrums, qui travaille sur les combinaisons percussions/voix). La suite est un travail de studio passionnant avec trois réalisateurs : Vincent Taeger, Vincent Taurelle (claviers de Air) et Ludovic Bruni, qui ont remodelé certains titres et apporté beaucoup à la texture sonore des chansons. Il y a là une modernité qui évoque volontiers la pop mutante de Santigold et Goldfrapp mais aussi les derniers développements de la carrière de Fiona Apple, exigeants et inventifs derrière leurs atours pop.

Mélissa Laveaux le confie sans difficulté : elle écoute beaucoup plus de musique qu’elle n’en écrit. Cela informe ses chansons de milles nuances et influences parfaitement assimilées. L’étonnante reprise du Hash Pipe de Weezer s’impose comme la touche rock d’un album à l’éclectisme élégant : soul chantée d’une voix de velours (Dew Breaker), pépites énergétiques et élancées (Pretty Girls, Sweet Wood) ou tubes pop parfaitement balancés entre sonorités organiques et synthétiques (les incroyables Triggers et Generous Bones). Comme un trait d’union avec le premier album de Mélissa, une merveille acoustique au déhanché délicat s’est glissée en fin d’album : chantée en créole, Pie Bwa est une variation autour du Strange Fruit de Billie Holiday, écrite du point de vue de l’arbre, ensanglanté. Une image puissante sur un album audacieux : orchestrations modernes, mélodies imparables et textes personnels traversés d’interrogations sur la foi, Dying Is A Wild Night est de la trempe des grands disques pop, qui touchent à la fois le cœur, la tête et le plexus.

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La Dynamo de Banlieues Bleues

9 Rue Gabrielle Josserand 93500 Pantin

MAubervilliers Pantin (4 Chemins)M 7 à 150m

TELLA FITZGERALD - GRANDS MOULINS DE PANTINT 3b à 671m

RerMAGENTARer e à 386m

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