Jazz

Melissa Laveaux

  • Vendredi 17/03/2017 à 20:30

Centre culturel Jean Houdremont

11 Avenue du Général Leclerc 93120 La Courneuve

Salle de concert, salle de spectacle

La Courneuve 93

TCOSMONAUTEST 1

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À propos

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MÉLISSA LAVEAUX RADYO SIWÈL
CANADA, HAÏTI
La Canadienne à la voix éraflée rejoue des chansons haïtiennes des années 20. Des mélodies rebelles qui ont bercé son enfance.

De 1915 à 1934, les Etats-Unis ont occupé Haïti. Pour résister, le peuple créole avait développé tout un arsenal de chansons à double sens. Entonnées par son modèle Martha Jean-Claude (1919-2001), légende de la musique haïtienne et militante du féminisme et des droits de l'homme, elles ont marqué Mélissa Laveaux par leur puissance humoristique, mélodique et séditieuse. Après des échappées blues, soul ou rock, la chanteuse-guitariste d'Ottawa explore en solo l'âme de l'île antillaise de ses parents et révèle une intense facette de son talent de diseuse de belles aventures.

Mélissa Laveaux voix, guitare
+
NAPOLEON MADDOX TWICE THE FIRST TIME CRÉATION
Stories of Millie-Christine McKoy
FRANCE - ÉTATS-UNIS
Le rappeur et beat-boxeur de Cincinnati prend comme métaphore la vie de ses deux aïeules, surs siamoises, pour interroger l'identité de la communauté afro-américaine.

Millie-Christine McKoy naissent esclaves et surs siamoises, avant de pouvoir s'émanciper, devenant des artiste célébrées Cette destinée extraordinaire sert de trame à la nouvelle création de Napoleon Maddox, qui n'est autre que leur lointain petit neveu. Histoire d'interpeler la question de l'identité afro-américaine, la dualité entre exploitation et émancipation, entre le destin et son dépassement, en mêlant performance hip hop et travail sur la mémoire, installation multimédia et improvisation libre. Et de tisser des ponts transatlantiques autour d'une même question : et si la différence était une chance ?

Napoleon Maddox voix, écriture, conception + ISWHAT ?! : Ricardo Izquierdo saxophones, DJ Apryl Reign platines, Brent Olds basse, D'Anna Kennedy batterie + Eddy Kwon violon, Sorg beat maker, machines, Ease vidéo

Avec la participation des élèves du collège Jean Vilar, du lycée Jacques Brel et des adultes de l'association ARBNF ( direction Moïra Conrath, Gauthier Carrière et Mohamed Rouabhi)

Coproduction Banlieues Bleues, le Cincinnati Contemporary Arts Center, La Rodia - Besançon.
Avec le soutien du Taft Research Center

Les artistes

Mélissa Laveaux

C’est une douce révolution. Si Mélissa Laveaux n’a rien escamoté de l’identité très forte dessinée par un premier album acclamé (Camphor And Copper, 2008), elle s’est aujourd’hui réinventée. À la douceur acoustique d’un folk langoureux et chaloupé, la jeune femme préfère à présent l’énergie plus sophistiquée d’une pop percutante et irrésistible. L’écriture est toujours aussi personnelle, la voix toujours aussi sensuelle et juvénile, mais les orchestrations explosent en un feu d’artifice inventif, qui fait la part belle aux rythmiques et à des sonorités plus synthétiques.

C’est la réinvention d’une vie. Née à Montréal en 1985 de parents haïtiens, Mélissa Laveaux grandit à Ottawa (Ontario). Dans la foulée de son premier album, elle s’installe en France, une étape délicate qui nourrit largement les textes de Dying Is A Wild Night. La jeune femme y envisage ces dernières années sous un angle intime, puisant dans des moments difficiles une énergie nouvelle. Emprunté à la poétesse américaine Emily Dickinson, le vers complet est “Dying Is A Wild Night And A New Road”. L’idée est belle et symbolique : rompre les amarres avec son pays était à la fois un déchirement et la promesse d’un nouveau départ.

C’était aussi un nœud de paradoxes : dans un même mouvement, Mélissa s’éloignait et se rapprochait de sa famille. Elle a mieux appréhendé le parcours de ses parents, émigrés haïtiens, tandis que l’éloignement géographique se doublait d’une incompréhension de leur part sur son choix. C’est le thème du single Postman : arrivée à Paris, il a fallu trouver des ressources ailleurs que dans une lettre que le facteur ne déposera jamais.

La beauté et l’énergie de Dying Is A Wild Night tiennent à une tension entre cette écriture très personnelle et un travail profondément collectif. L’enregistrement des maquettes, d’abord, s’est fait avec la batteuse de jazz Anne Paceo, indice déterminant sur des chansons à l’assise rythmique souvent étonnante (Mélissa voue une admiration sans borne au duo Wildbirds & Peacedrums, qui travaille sur les combinaisons percussions/voix). La suite est un travail de studio passionnant avec trois réalisateurs : Vincent Taeger, Vincent Taurelle (claviers de Air) et Ludovic Bruni, qui ont remodelé certains titres et apporté beaucoup à la texture sonore des chansons. Il y a là une modernité qui évoque volontiers la pop mutante de Santigold et Goldfrapp mais aussi les derniers développements de la carrière de Fiona Apple, exigeants et inventifs derrière leurs atours pop.

Mélissa Laveaux le confie sans difficulté : elle écoute beaucoup plus de musique qu’elle n’en écrit. Cela informe ses chansons de milles nuances et influences parfaitement assimilées. L’étonnante reprise du Hash Pipe de Weezer s’impose comme la touche rock d’un album à l’éclectisme élégant : soul chantée d’une voix de velours (Dew Breaker), pépites énergétiques et élancées (Pretty Girls, Sweet Wood) ou tubes pop parfaitement balancés entre sonorités organiques et synthétiques (les incroyables Triggers et Generous Bones). Comme un trait d’union avec le premier album de Mélissa, une merveille acoustique au déhanché délicat s’est glissée en fin d’album : chantée en créole, Pie Bwa est une variation autour du Strange Fruit de Billie Holiday, écrite du point de vue de l’arbre, ensanglanté. Une image puissante sur un album audacieux : orchestrations modernes, mélodies imparables et textes personnels traversés d’interrogations sur la foi, Dying Is A Wild Night est de la trempe des grands disques pop, qui touchent à la fois le cœur, la tête et le plexus.

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Centre culturel Jean Houdremont

11 Avenue du Général Leclerc 93120 La Courneuve

TCOSMONAUTEST 1 à 583m

RerGARE DE LA COURNEUVE AUBERVILLIERSRer b à 570m

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